Souvenir...
Publié le 13/02/2011.
Il y a ces hommes
qui transforment
nos certitudes
en doutes
et nos doutes
chamboulent l'intégrité de nos croyances.
L'un de ces hommes s'appelle Gérard Ménatory.
Parce qu'il ne s'est pas contenté de croire à ces histoires,
il a préféré les vivre.
De son attirance énigmatique pour le loup, il en a fait les compagnons d'une vie.
Un jour de mai 1961, deux canis lupus-lupus ou loups de Pologne rejoignent le clan Ménatory.
Gérard leur donne les noms de Bialow
pour la forêt qui
les a vus naître et Toundra lieu de prédilection des loups.
Premiers contacts, premières anecdotes, premières expériences et première vérité : le prédateur, symbole d'une bête féroce depuis la nuit des temps, s'enfuit comme un lapin à la vue de l'homme.
Parce qu'il y a des vérités difficiles à entendre, Gérard a privilégié les faits.
Il entrait avec son sac plastique blanc dans les enclos où parfois plus d'une dizaine de loup se tenait à distance.
Il s'allongeait et comme par magie les loups le rejoignaient. Une fois relevé, canis-lupus impressionné déguerpissait.
Difficile à croire que la fameuse bête du Gévaudan,
avide de jeunes victimes,
ne serait qu'un énorme loup aux crocs acérés.
Le choix de ses proies et le mode opératoire rendent
crédible la thèse
de Gérard : la bête est un homme et cette bête humaine est le premier
tueur en série que la France a identifié comme étant un loup.
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